mardi 30 juin 2009

A bras le corps.

J'avais envie de te rejoindre dans la chaleur de ta couche dans un bruissement de draps à peine plus perceptible qu'un battement d'ailes. Comme ça, sans prévenir et ne pas te tirer de tes songes, faire irruption pour t'entendre respirer et gouter à l'odeur de tes nuits.
Me glisser délicatement contre ton corps qui diffuse comme une onde insidieuse sous un draps léger épousant les courbes de ton corps.
Me trouver tout contre ta torpeur et me demander de quoi sont fait tes songes ainsi te voler cet instant à ton insu.
Je sais que la pulpe de mes doigts ne résisterait pas longtemps à parcourir tout du long le grain de ta peau, allant et venant au gré de mes découvertes fécondes.
Juste envie d'une étreinte innocente et sage qui dirigerait ma gourmandise au ras de tes lèvres et m'attirerait plus fort prés de ton âtre à sentir le souffle de ton corps sur ma fine bouche.
Et si j'y succombais dans un étourdissement inconsidéré, m'oubliant, t'oubliant au profit d'un songe plus que réel où nos bras se lient et s'emmêlent tendant les corps aux ventres brulants chauffés par un soleil d'Août insoutenable? La vague nous entraine roulés comme des galets polis par le roulis qui se déroule au parchemin de nos vies.
Le petit matin s'étire finalement à l'horizon laissant sous nos yeux la fatigue et un sourire sur nos lèvres rougies à peine étonnés par la satisfaction de cette intrusion délicieuse .

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