la vague des plats du jour costard cravate et ceux qui se sont donnés rendez vous lançant une bouteille à la mer, venait de se retirer. Un calme plat envahissait le petit café du coin de la rue. Au fond, elle essuyait les verres d'un geste vif et sûr et s'agitait autour des dernières tables couvertes de débris d'un instant de vie qui s'était écoulé dans un brouhaha parfois joyeux et d'autres au bord des yeux. Souvent les yeux font plus de bruits que les paroles et donnent plus de sens que les mots ne sont capables d'exprimer.
Absorbée par une image qui venait toujours dans ces moments d'accalmies, insaisissable image qui la poursuivait accompagnant des douceurs, des caresses et ses phrases tissées comme un tapis marocain. Les sens en éveille elle sentit derrière elle une présence.
"monsieur vous désirez quelque chose?"
_Non
-vous attendez quelqu'un?
-non
Elle s'approche du zinc où l'homme attendait un sourire poupin au coin des lèvres une chemise à élastique pressée contre son torse.
-vous avez un élastique?
-oui je dois avoir ça quelque part par ici. Voici.
-c'est pour tenir ce bouquet!
Pendant que l'inconnu maintenait fermement le bouquet entre ses doigts épais elle agitait ses mains pour serrer l'élastique tant convoité.
-Il aurait fallut tailler toutes les tiges à la même hauteur pour que ce soit plus facile.
-je sais, mais il s'agit de fleurs des champs et je n'avais pas de quoi faire. Tenez, c'est pour vous, je n'ai personne à qui l'offrir!
Elle jeta un regard interrogateur sur ce visage avec qui elle échangeait depuis une minute trente. Il devait être bien plus jeune qu'elle . Le temps que thifaine se retourne pour attraper quelque chose dans quoi le déposer, l'inconnu s'en était allé. Laissant derrière lui une multitude de questions très légères, un bouquet magnifique dévoilant du même coup une créativité à fleur de peau et une odeur de rose à faire tourner la tête.
Elle ne se sentait pas plus jolie qu'une autre avec son odeur de graillon et ses cheveux hirsutes, sa peau moite d'avoir couru en tout sens pour rendre plaisir en un temps record à une horde d'affamés. Il aurait pu entrer dans n'importe quelle boutique alentours mais c'était ici qu'il avait décidé de déposer l'objet de son dénuement avec cette grâce de ne pas démontrer sa tristesse. Elle l'en savait grè lui donnant du même coup le coeur à l'ouvrage pour la fin de la soirée.
Absorbée par une image qui venait toujours dans ces moments d'accalmies, insaisissable image qui la poursuivait accompagnant des douceurs, des caresses et ses phrases tissées comme un tapis marocain. Les sens en éveille elle sentit derrière elle une présence.
"monsieur vous désirez quelque chose?"
_Non
-vous attendez quelqu'un?
-non
Elle s'approche du zinc où l'homme attendait un sourire poupin au coin des lèvres une chemise à élastique pressée contre son torse.
-vous avez un élastique?
-oui je dois avoir ça quelque part par ici. Voici.
-c'est pour tenir ce bouquet!
Pendant que l'inconnu maintenait fermement le bouquet entre ses doigts épais elle agitait ses mains pour serrer l'élastique tant convoité.
-Il aurait fallut tailler toutes les tiges à la même hauteur pour que ce soit plus facile.
-je sais, mais il s'agit de fleurs des champs et je n'avais pas de quoi faire. Tenez, c'est pour vous, je n'ai personne à qui l'offrir!
Elle jeta un regard interrogateur sur ce visage avec qui elle échangeait depuis une minute trente. Il devait être bien plus jeune qu'elle . Le temps que thifaine se retourne pour attraper quelque chose dans quoi le déposer, l'inconnu s'en était allé. Laissant derrière lui une multitude de questions très légères, un bouquet magnifique dévoilant du même coup une créativité à fleur de peau et une odeur de rose à faire tourner la tête.
Elle ne se sentait pas plus jolie qu'une autre avec son odeur de graillon et ses cheveux hirsutes, sa peau moite d'avoir couru en tout sens pour rendre plaisir en un temps record à une horde d'affamés. Il aurait pu entrer dans n'importe quelle boutique alentours mais c'était ici qu'il avait décidé de déposer l'objet de son dénuement avec cette grâce de ne pas démontrer sa tristesse. Elle l'en savait grè lui donnant du même coup le coeur à l'ouvrage pour la fin de la soirée.

Il y a des formules pleines de foudre, des mots rapprochés qui explosent bien, des formules très écrites de bon écolier et un je ne sais quoi de tristesse pour emballer le tout. Cela donne des pastels et des teintes entre chien et loup, des envies lentes et des silences denses et tendres.
RépondreSupprimerJe n'ai pas compris la présence de la chemise à élastique...Le reste est une trame de chanson, de clip, avec des regards et des aplats, de la poussière et un peu de vent dehors, là où il fait si chaud que l'ombre crasseuse est confortable, entre cuisine et salle de bar.
Je prendrais bien une bière fraîche pour appuyer la buée du verre glacé contre ta joue et comparer avec mes lèvres.